"Il est tout à fait opportun que les spécialistes s'occupent des homosexuels de la même manière qu'ils s'occupent des hétérosexuels."
L'HOMOSEXUALITE
Donner une définition rigoureuse de l'homosexualité n'est pas une tâche aisée. On peut toujours commencer par affirmer qu'il y a homosexualité à chaque fois qu'un choix sexuel se porte sur un individu du même sexe que soi. On pourrait clarifier en disant qu'un homosexuel est une personne qui se livre de façon répétée, à des rapports orgasmiques avec des individus du même sexe. Mais l'homosexualité ne se résume pas à un simple comportement sexuel, manifeste ou non, mais à un ensemble d'attitudes, de sentiments, de préférences, de valorisations affectives qui engagent profondément l'individu, comme c'est le cas pour l'hétérosexualité.
LA BISEXUALITE L'utilisation de terme bisexualité est de plus en plus critiquée par de nombreux chercheurs, elle réduit le comportement sexuel humain en notion simpliste : homosexualité contre hétérosexualité. Cette utilisation rend en vérité la bisexualité invisible, presque un état hybride, une transition entre deux modèles considérés comme principaux.
Sexualité ou désir sexuel orientés indifféremment vers les deux sexes. / Appartenance physiologique, permanente ou passagère, aux deux sexes.
LE TRANSSEXUALISME / LE TRANSGENRE / LE TRAVESTISME ... ATTENTION AUX AMALGAMESLe transsexualisme y est défini comme "un désir de vivre et d'être accepté en tant que personne appartenant au sexe opposé. Ce désir s'accompagne habituellement d'un sentiment de malaise ou d'inadaptation par rapport à son sexe anatomique et du souhait de subir une intervention chirurgicale ou un traitement hormonal afin de rendre son corps aussi conforme que possible au sexe désiré". Associations et médecins insistent bien sur le fait qu'une identité de genre (se sentir homme ou femme) existe indépendamment de l'identité sexuée c'est-à-dire d'être biologiquement un mâle ou une femelle et de l'orientation sexuelle (hétéro, homo, bisexuelle) : en clair, le transsexualisme n'est pas une forme de sexualité.
En France, les médecins ont décidé de différencier les "transgenres" qui ont suivi une hormonothérapie et les "transsexuels" qui, en plus de l'hormonothérapie, ont subi une opération chirurgicale de "réassignation" de sexe. Un homme (on parle dans le genre d'arrivée) s'est fait enlever les seins, les ovaires et l'utérus et construire un pénis, une femme s'est fait construire un vagin et une vulve, et poser des prothèses mammaires.
Mais les définitions des personnes transgenres varient : "certaines revendiquent le droit à l'androgynie" tandis que "d'autres vivent en tant que femmes ou hommes bien que non opéré(e)s", nuance le Centre d'aide, de recherche et d'information sur la transsexualité et l'identité de genre (Caritig).
Pour les trans, il n'y a pas d'étape "ultime", l'opération chirurgicale n'est pas un "aboutissement".
Quant au travestisme, il "désigne le fait de porter des vêtements du sexe opposé pendant une partie de son existence, de façon à se satisfaire de l'expérience d'appartenir au sexe opposé, mais sans désir de changement de sexe plus permanent moyennant une transformation chirurgicale".